Lutte des classes

Création professionnelle
Tout public

 

Équipe

Texte d’après Ascanio Celestini
Jeu et mise en scène Iacopo Bruno et Salomé Crickx

Présentation

« Pour se sentir supérieur à un interlocuteur quelconque, il faut se l’imaginer nu, si possible assis sur la cuvette des chiottes. »

Il y a Marinella et Nicola, tous deux rivés à des conversations de deux minutes et quarante secondes, pas une de plus, dans un call center. Tous les deux enfilent les « allo-en-quoi-puis-je-vous-être- utile » pour 85 cents l’appel. Marinella travaille le jour et dort la nuit, elle compare son travail précaire à vivre avec une bombe à retardement en poche dont on finit par oublier le tic-tac. Un travail à la pièce, mais la boîte préfère le terme d’ « appel à contact utile ». Nicola dit qu’il passe à travers les murs, le jour où il le fera pour de vrai, ce sera le jour de la révolution.

Lutte des classes, ce sont des histoires qui s’entremêlent, qui parlent des petites révoltes quotidiennes, faute de grand soir, les contrats de travail avec date de péremption, le centre commercial pour des Barbies en chair et en os, les hommes qui laissent ou pas leurs zizis au placard, la place des femmes et leurs petites culottes… Un art du récit si savoureux qu’on ne peut qu’être emporté.

Photo : Andrea Messana